• " Un effacement " ( 102 )

    Les deux filles qui me tuent symboliquement, qui font comme si je n'avais jamais existé, et qui, si on leur rappelle que j'existe, font comme si j'étais devenu un nuisible, me volent quarante années de ma vie, car je ne peux plus me souvenir des " bons moments " sans que cela me mette en peine extrême.
    Ce préjudice moral, j'aimerais qu'il soit pris en compte : quarante années de ma vie, ce n'est pas rien. Je voudrais que l'on constate que j'ai fait beaucoup pour elles, que je les ai beaucoup aimées, et que par maladie caprice ou cruauté ou tout à la fois elles m'interdisent désormais d'avoir un passé.

    Qu'elles se sont imposées à elles-mêmes peu à peu l'image du type à recracher, du type qui n'est plus intéressant, qui est une pauvre merde à tenir à distance.

    Elles ont dégradé l'image que j'ai de moi-même, elles me rendent difficile à me supporter moi-même. Je ressens de la honte, de la gêne d'être moi. A cause de leur attitude insoutenable.

    " Un effacement "  (  102  )

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