• " Un effacement " ( 147 )

    Si l'on savait... Mais bon nous sommes à un moment où  il faut parler d'une souffrance en laquelle beaucoup peuvent se reconnaître.
    La mienne ne saurait intéresser qui que ce soit parce qu'au fond nous ne somme rien, que du vent qui s'en ira se perdre.
    Peut-être faut-il faire en sorte que la souffrance qui nous fait tant de mal soit enterrée.
    On l'enterre, on évite le sujet, elle étouffe dans le sol, loin.
    Mais je crois que parfois ce sont les gens que l'on fait devenir souffrance, ils sont la souffrance, ils ne sont plus ceux qui la portent ou la subissent, ils la deviennent.
    Je suis devenu la souffrance, je suis devenu l'abandon de moi-même par mes filles.
    Voilà ce qu'elles auront fait de moi.
    Et je pèse aujourd'hui 103 kilogs. Je n'aurai jamais été aussi important de ma vie.
    " Un effacement "  (  147  )

    « " Un effacement " ( 146 )" Un effacement " ( 148 ) »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :