• " Un effacement " ( 172 )

    J'ai fini mon court-métrage documentaire interview.
    Il s'appelle " Le déjeuner de famille " et j'y évoque longuement l'incident qui a conduit à ce que le fils de ma femme et son épouse nous privent désormais de rencontrer leur petite fille.
    Cette formule ( une série de films " testaments " ) me convient parfaitement, et sachant que ce sont des messages, des traces que je laisse pour mémoire, elle me donne le sentiment de ne pas être si isolé que cela, vu que mon personnage sera écouté et vu par la suite.
    En attendant, j'essaie de bloquer ma conscience sur un empêchement de la laisser voir l'étendue de la catastrophe, je suis confiné sur une sorte d'île déserte mentale, avec ma femme comme seule interlocutrice, après un naufrage, comme Robinson Crusoé.
    Depuis le début de ce blog la situation non seulement n'a pas évolué, mais elle a empiré.
    Je me demande comment je trouve des forces pour lutter, cette sorte de gnaque indesctructible, la même qui devait animer ( découragements compris ) les déportés des camps de concentration, ceux qui luttaient pour témoigner ensuite.
    J'en suis là : je lutte pour témoigner.
    " Un effacement " ( 172 )

    « " Un effacement " ( 171 )" Un effacement " ( 173 ) »

  • Commentaires

    1
    Lundi 11 Décembre 2017 à 01:57

          

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :